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vendredi 25 octobre 2013

Push Bike


Le 10 octobre au petit matin, c'est le grand départ pour la Tasmanie.


La route sert aussi d'aeroport pour les medecins

Je parcours les 68 premiers kilomètres en un peu plus de 3h. Pas mal, mais il faut dire que j'avais le vent dans le dos, que du plat et une envie d'en découdre avec l'Eyre highway.
Après une pause à Eucla roadhouse, je fais 18km de plus jusqu'à la frontiere Western Australia/South Australia. Je m'accorde une pause bière pour fêter la route et le changement d'état.



Puis je rajoute 11km au compteur pour passer la nuit. Premier jour à 91km, je suis content de moi. Je passe une très bonne nuit !

Le jour suivant, c'est pas la même. Peut-être la fatigue, mais surtout le vent de face et la route qui n'est plus plate, du tout : montée-descente ; montée-descente ; montée-descente...

C'est quand même Nullarbor plain, alors forcément il y a pas beaucoup d'arbres, je dois bien choisir mes coins repos.





Une partie de la route (une bonne centaine de km) longe la sublime côte du Great Australian Bight Marine National Park. Quelques points-de-vue permettent d'observer les baleines dans leur migration vers l'Antartique (juin-septembre). Je les aurai loupé de peu, mais la vue sur les falaises est spectaculaire !



Cette portion de route est aussi un challenge car entre la frontière et la première maison (Nullarbor roadhouse), il y a 184km d'horizon.

Ne pas tomber en panne

Heureusement, je peux compter sur le soutien des voyageurs à 4 roues ou plus. Des signes d'encouragement, des coups de Klaxons, beaucoup qui me prennent en photo (tout en conduisant), et même quelques âmes charitables qui s'arrêtent pour me proposer un rafraichissement. J'ai poliment décliné les offres, sauf une fois où Paul, un retraité, m'a donné 1.5 litre d'eau et des oranges.

Chaque nuit, le ciel est merveilleusement étoilés. Dormir tout seul au milieu de nulle part avec ce ciel... Ouha !!!



Sinon, la circulation est relativement calme. 10-15 min, voir plus, sans croiser de voitures ou camions. Ces derniers sont nombreux, et très longs. Je ne vous cache pas que des fois, je serre les fesses quand ils me doublent ou croisent. Parfois avec la puissance du vent et de leur passage, il est presque impossible de pédaler.

Tchou-tchou !!!

Par chance, je croise pleins d'autres choses sur mon chemin :
Insectes et oiseaux, qui remplacent le bruit du moteur

Cafard ?

Des reptiles.
Des Dingos ! Quel plaisir d'en voir enfin de près.
 



Des Kangourous, le plus souvent allongés au bord de la route d'ailleurs. Cette odeur de viande en putréfaction... A vous ouvrir l'appétit. Heureusement avec le vent, je ne sent pas plus de 2-3 secondes, ou je retiens ma respiration.

Un soir, après avoir installé mon campement, un Wombat (espèce endémique, en voie de disparition, genre de mélange cochon -marmotte), m'a fait le plaisir de passer à 10m de moi. Tout en prenant son temps et se demandant ce que faisait ces étranges choses sur son terrain.

Southern hairy-nose Wombat

Il y en a aussi beaucoup autour de Mundrabilla, donc j'espère qu'Aurélie pourra vous en parler également.

Nullarbor PLain s'achève à Ceduna, petite ville huitrières-portuaire où je me suis régalé de quelques huitres et d'un Snapper (un poisson).
Les 570km depuis le départ se sont bien déroulés, NO WORRIES !
Et miracle je trouve un pneu neuf pour remplacer celui de devant qui avait un trou de 3cm de long. J'ai quand même fait 300km avec.



A Ceduna commence l'Eyre Peninsula dont je vais bien sur longer la côte, car je compte bien prendre un bateau pour aller nager avec des Otaries. Depuis le temps qu'on en a envie avec Aurélie... Aurélie !?!

Hélas la Flinders highway pointe vers le Sud d'où arrive un vent fort et constant. Toute la route jusqu'à Port Lincoln (500km depuis Ceduna) aura été bien fatigante à cause de lui.

Je fais étape à Point Labatt et son lookout duquel on peut observer la seule colonie de Sea lions sur le continent Australien. C'est trop chouette de les voir là, à dormir, prendre le soleil, et des petits qui jouent dans des piscines naturelles.

Le lendemain, Baird bay, d'où je prend un bateau avec seulement 2 autres touristes pour aller nager avec les Sea lions.


C'était FANTASTIQUE !!! Nous avons jeté l'encre près d'une île où vit une colonie de plus de 100 individus. J'ai mis masque et tuba et suis allé dans une eau peu profonde (2m) et freezing. Une dizaine de Lions de mer étaient déjà là à attendre de nous voir dans l'eau.
Il y en avait de tout âge : Jeunes de l'année, femelles adultes et jeunes males (3-4ans).
Ils y en a qui se reposent au fond de l'eau couché sur le côté, d'autre qui gratte le sable, d'autre qui jouent entre eux, d'autre qui s'approche très prêt, et certains avec qui je joue, hihihihi !!!







Le jeu consiste à tourner autour de l'autre (je l'ai fait), d'essayer de s'attraper (je l'ai fait aussi) mais c'est impossible de surpasser un tel animal dans l'eau, et de sauter hors de l'eau (ça, je l'ai pas fait).

Sur le retour, on s'est arrêté pour cette fois nager avec des Dauphins. Il y en avait 5.
Encore un moment MAGIQUE. Surtout que la mer était trouble et agitée. Les Dauphins donnent vraiment l'impression d'apparaitre et de disparaitre à chaque fois qu'ils me frôlent.
Avec beaucoup de chance j'ai là aussi pu jouer pour un temps avec l'une d'entre eux. Innoubliable !
Aurélie : vas le faire à Baird bay plutôt que Port Lincoln, moins cher et plus sympatique je pense.



J'ai ensuite repris ma route jusqu'à Port Lincoln, capital de la baignade en cage avec le Grand Requin Blanc. Pas à mon programme.
Et oui, puisqu'il y a beaucoup de Lions de mer dans le coin, il faut bien un prédateur pour les manger tout crus.

Quelques 100 kilomètres avant Port Lincoln, des vents terriblement forts et de la pluie ont fait une grande entrée dans mon voyage, horrible. Je suis aller sur une falaise à pied, et le vent me couchait par sa puissance.
Une fois arrivé en ville, j'ai eu vent qu'il a soufflé une vraie tempête sur le Spenceer Gulf avec du 100km/h. J'y ai échappé belle, j'était un brin au dessus.

Where the hell is it ?


Me voilà donc ici en ville, à faire le plein : énergie, douche, resto, course, nouvelle...



1082 km depuis Mundrabilla, So Far SO Good !

1 commentaire:

  1. t'es trop mega fort, j'suis fiere de toi !

    ps: c est quoi cette barde de taliban ??

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