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On est passé par ici...

samedi 30 août 2014

Same same. But different...

What a sight to be in front of the mighty Mekong.



C'est un gros fleuve bien impressionnant (En cette saison des pluies), marron de la boue qu'il transporte et tous ces OFNI (Objets Flottants Non Identifiés) qui se laissent dériver par le courant calme en apparence.




Le Mékong est un paradis pour pêcheurs, les rives sont peuplées de maisons en bois sur pilotis, dont l'architecte Numerobis a du s'inspirer. Bien souvent, c'est à se demander comment ces petites cabanes abritent de si grandes familles, et comment ne se font-elles pas balayer par les puissantes crues du Mékong.


Le fleuve est l'habitat de quelques espèces rares et menacées, comme les Tortues à carapaces molles et une déclinante population de Dauphins de rivière (moins de 100 individus entre le Nord Cambodge et Sud Laos).

Pied kingfisher
On se fait déposer en Bus à Kratie, et on entame notre remonté du Mékong jusque Stung Tren à 180KM de là.

On longe le rivage au milieu des villages de pêcheurs. Toujours les "Hello, Bye-bye, What's you name, I love you" des enfants. La route est goudronnée mais c'est comme rouler le Paris- Roubaix.






Pas d'accommodations prévues pour les touristes sur la route. On est accueilli pour notre première nuit par une gargotière, dont le resto-hangar fait également office de logement familiale. On y rencontre des voisins, et on est invité à aller danser dans la Pagoda d'en face, sur du Spice Girl remixer façon spicy Khmer. 
Soirée unique en son genre, on découvre dans la convivialité et la bonne humeur la profonde différence culturelle.



La route nationale se transforme en piste de terre boueuse, parsemé de nids d'Autruches et d'Emeus. Sympas, mais on avance pas si vite, et les camions nous éclaboussent. 
On tente un petit chemin pour quitter l'enfer de l'highway et retrouver le Mékong. Grossière erreur, 15 kilomètres de PURE bouillasse avec quelques belles chutes, pour au final arriver dans une impasse, un village au bord du fleuve où se termine la route.





Malgré les difficultés, ce petit détour nous aura bien séduit avec le calme, les jolies paysages, et les gens sympathiques.




Finalement après aller-retour et zigzag entre les flaques, on pause les hamacs dans un abris de court d'école. Nuit courte mais accompagné des Lucioles !


Et là, c'est le drame : les nuages de moussons ont bougé (la pluie suit un rythme plutôt régulier. Pendant quelques jours ou semaines elle tombe principalement la nuit, puis au fil du temps progresse dans la journée). Voila qu'elle se met à tomber une bonne partie de la matinée… Et ce sera le programme météo jusqu'à la fin de notre séjour au Cambodge.




On arrive à Stung Tren épuisé, trempé, et couvert de boue. Mais cette remonté du Mékong était inoubliable. 



2 jours de repos avant de prendre un bus direction les collines de Ratanakiri Province et la ville de Banlung. 

Point de départ pour les grandes randonnées dans le parc national de Virachey, Banlung est notre dernière étape avant de passé au Vietnam. On y passera plus d'une semaine, attendant que notre visa soit valide.




On s'était prévu une randonnée de 7 jours dans le parc, mais avec les grosses pluies, les rangers nous le déconseille fortement. On se lance donc pour 3 jours seulement à la découverte du plus grand et plus sauvage parc du Cambodge.

Approvisionnement au marché

Le matin du premier jour, on retrouve le ranger qui nous guidera et un couple de Suisse-Allemand qui sera de la partie. 
Des chauffeurs-moto (de véritables Hell's Angels) viennent nous chercher et c'est partie pour 2h de piste mouillée, aussi glissante que du verglas.

On change pour une petite barque et on remonte la rivière jusqu'à un village isolé. On passera la nuit dans le village.



Deuxième jour, c'est parti pour la rando ! Dès le début, on se met dans l'ambiance
avec un cour d'eau à traverser, l'eau jusqu'au ventre. 
On passe des forets tropicales, de bambous, d'autres rivières, marécages, des plaines puis on grimpe jusqu'à de très beaux points de vue. On termine la journée à une jolie cascade, on installe notre campement en amont.  






Après une nuit en hamac abrité des pluies torrentielles, on remet nos fringues détrempé pour le retour final. Puis retour au village en fin de matinée.
On a le bonheur d'arriver au bateau avec un soleil radieux.
On retrouve nos super chauffeurs de moto, pour un ride sous un beau soleil jusqu'à… Jusqu'à ce qu'une pluie torrentiel rende le parcours TRES TRES difficile. Plusieurs chutes, glissades, et pousser les deux roues dans les cotes transformé en piste noir verglacer.


Pour finir notre tour au Cambodge et passer le temps à Banlung, on fait le tour des cascades, lac volcanique et des restaurants.



Il est temps de prendre la route montagneuse pour le Vietnam. 70km jusque à la frontière. Soleil, petits villages, et chouettes paysages.




Station service à la Cambodgiène

Ce poste frontière est rarement utilisé par les touristes, donc pas d'accommodation prévue pour nous. Il y a bien un casino (La Cambodge construit des casino le long de la frontière avec le Vietnam pour que le pays ne diminue pas face à ses conflit de propriété terrestre avec le voisin rouge) en construction et des chantiers d'hôtels, mais il faudrait repasser dans quelques mois pour y dormir. 

On fait donc le tour des petits restos, demandant asile pour la nuit. Hélas nous n'avons pas grand succès. La police de frontière Cambodgienne aura finalement pitié de nous. On lace nos hamacs dans l'abris à "pique-nique". 
Très mauvaise dernière nuit chez les Khmers, la faute à un chien bien trop expressif.






12/08/2014 : "Cocorico, good morning Vietnam !"
Pour rester dans l'esprit de la nuit difficile, notre premier jour de vélo au Vietnam c'est 80km de montagne Russe. Plus montagne que Russe.
On arrive le soir à Pleiku et on saute direct dans un bus couchette direction Hoi An.
Arrivée prévue à 5h du mat. Sauf qu'on loupe l'arrêt pour se retrouver dans la ville suivante... (heureusement qu'à 30km).

Danang, 4ème plus grosse ville du pays, pas grand chose à faire pour les touristes, si ce n'est se perdre…

On enfourche nos vélos pour la dernière fois, on roule jusqu'à Hoi An en longeant la mer.




Hoi An petite ville classé à l'UNESCO, important port de commerce pour les Chinois, Japonais, Hollandais et autres Européens entre le XV et XIX ème siècle. Le centre historique vaut vraiment le coup d'oeil. Petites ruelles, maisons aux murs jaunes pastel, de pauvres oiseaux en cages nous sifflent de sublimes mélodies ("la balade du bagnard"), quelques bâtiments nippons, des temples chinois et des maisons traditionnelles en bois, le tout autour de cours d'eau, la mer étant à 4 kms.



Cette bourgade étant classé au patrimoine mondiale, il y a bien entendu une fréquentation monstre et des boutiques pour touristes par centaines, et de pleins bon restaurants.



Pour rajouter un peu plus de charme à la région, ils y a les îles Cham à 15km de là. Balades, plages, tuba et coraux. Mais Cyril nous attend à l'aéroport d'Hanoi (19 aout) alors on verra plus tard pour nager avec les poissons.

Et voila, après 17h du bus couchette nous voilà dans les rues de la capital avec l'ami Cyril. Mais ceci est une autre histoire….




dimanche 27 juillet 2014

Cambodia

Nous traversons la province de Nakhon Ratchasima, direction Phanom Rung vers la frontière Cambodgienne. On prend plaisir à rouler, la région est plutôt plate. On mange du riz à tous les niveaux  : dans nos plats, matin midi et soir, et sur la route : rizière, rizière, rizière…






Ces jolies petites parcelles carrées, vêtues d'un vert pétant se rafraichissent les racines dans l'eau. On découvre aussi une plante cultivée pour ses tubercules, le Manioc.
Quelques champs de bananiers et des exploitations forestières sont également cultivés dans le coin.

Banane fleurie

Cette grande région agricole à néanmoins un point faible : une bien pauvre bio-diversitée. Si l'on ne parle pas des domestiqués - Buffles, Vaches, Chiens, Chats et Poules - le règne animal est bien rare. Un gros bouleversement par rapport à l'Australie.


Vache + Hippopotame = Buffle


Les étirements aussi font partis du quotidien.


Heureusement, sur la route il y a d'autre distraction à une éventuelle somnolence. Les thaïlandais et leurs MULTIPLES moyens de transport ! Quatre sur une mobilette, Ute à vingt personnes, une voiture qui transporte une autre voiture avec 3 étages de décharge par dessus… Rien ne semble arrêter les gens par ici, et surtout pas la police. - Un véritable goût de liberté ?!






On visite les temples Khmer de Phanum Rung et Prasat Muang Tam, incroyables et imposantes architectures.





On parle pas très bien Thaï, et les Thaïs pas souvent anglais, du coups pas toujours évident de se faire comprendre et de comprendre. Demander son chemin peut être une aventure, acheter des fruits un casse-tête, et commander un plat, monotone (Riz-Poulet). Mais cela se fait toujours avec le sourire, et là où beaucoup ne se casserait pas la tête, les Thaïs que l'on croise mettent un point d'honneur à "s'occuper" de nous.


Toujours plus à l'Est, on se dirige vers un parc national présenté comme l'un des plus sauvages et préservés de Thaïlande : Phu Chong Nayol, à la frontière Laos et Cambodge, la région du triangle d'Emeraude.







De jolies cascades et une grande et belle forêt verdoyante. Toujours pas de signe de vie d'animaux.
Hélas, on loupera tous les points de vues sur les deux pays frontaliers et la vaste forêt. 
Ce n'est pas faute d'avoir essayé, seulement on aura fini dans un camps militaire Thaï. Le coin n'est pas encore développé niveau tourisme, mais le flux migratoire bien contrôlé. 



Plus que 10 jours avant l'expiration du visa. Vite vite vite ! Pédalons jusqu'au poste frontalier.
Retour sur nos pas donc. Quelques jours à Surin, capital des Eléphants. Sanctuaire d'Eléphants, balades à dos de pachyderme, hôpital pour Dumbo et ses amis, village de dresseurs, et GRANDE fête de l'Eléphant, en novembre.
Sauf que pas d'évènement éléphantesque lors de notre passage.



Une journée à vélo plus loin, on passe la frontière pour le Cambodge.

Chong Chom market

Dès nos premiers tours de pédales dans ce nouveau pays, on est frappé par l'accueil. A chaque maison croisé, les enfants nous crient de grand "HELLO" ou "BYE-BYE", accompagné d'éclats de rire magnifiques. Nos mains sont plus souvent en l'air à faire de grands signes, que sur le guidon à maintenir le cap. ATTENTION UNE VACHE !!!!
Moins de Buffles, moins de 4x4, plus de petites maisons en bois rudimentaires, moins de commerces dans les villages. Si la campagne que l'on traverse produit aussi du riz, il semblerait que cela profite moins aux agriculteurs Khmer que Thaïlandais.

Sur la route, on croise toujours des engins fous.



Après trois jours de vélo, on atteint la première et incontournable étape dans ce périple Cambodgien : la ville de Siem Reap. Qui est la porte d'entrée touristique des très célèbre Temples d'Angkor.
A mesure que l'on s'approche de Siem Reap, tout se transforme. Quel choc ! 
Avec 3 millions de visiteurs par an, la ville est une ruche dédiée au tourisme. 
Hôtels, palaces, guesthouses, Tuk tuks, restos, marchés de souvenirs, magasins de souvenirs, massages... par centaines se succèdent. Un trafic routier incessant, et ces phrasés qui font sourire, fusant de partout : "Where you go?Tuktuk Sir ?!  Buy something Lady ?!" 

Le temps d'une averse...

On reste une semaine sur place, à visiter les palets royaux et les temples, se goinfrer de nourriture autre que du riz frits, et à se détendre dans un joli petit hôtel.

Voisin de chambre


La cité d'Angkor formait la grande et puissante capital de l'Empire Khmer entre les 9ème et 12ème siècles. 
Grande ?! Enorme, on devrait dire… 

Angkor Wat
Ta Prohm

"Le plus grand complexe religieux au monde", "la première métropole asiatique", et aujourd'hui classée à l'Unesco, c'est un des sites les plus visités au monde (3 millions de visiteurs chaque année, sans compter les Khmers ou Monk pour qui l'entrée est gratuite donc non comptabilisée). 

Banteay Kdei

Abritant des temples religieux, en l'honneur de Dieux Hindous ou de Bouddha, la cité à son apogée accueillait plus d'un million d'habitants - à la même époque, Londres n'affichait qu'un petit 50 000 habitants. 

Bayon

Une cohabitation du peuple avec les Empereurs et les Dieux qui n'est plus évidente aujourd'hui, car la pierre étant réservé aux Dieux, il ne reste plus rien des constructions (maisons, bâtiment public,palais) en bois.  


Buddha est PARTOUT...


Et sous toutes les formes.
Certains temples sont incroyablement bien préservés, d'autres sont totalement à l'abandons.
Il y a souvent de gros travaux de restaurations.







On finit cette semaine de folie touristique en prenant un bus, direction Battambang, deuxième plus grosse ville du pays. Où l'on espère non pas profiter encore de la vie en ville, mais obtenir nos visas pour le Vietnam. Et c'est chose faite, YOUHOU !!!

Par la même occasion, on va faire un tour sur une colline où sont perchés quelques temples. Le terrain y est très chaotique, cela donne un genre de labyrinthe et des bâtiments sur des niveaux différents.
Il y a également de nombreuses falaises, caves et gouffres. Notamment la dénommée "Killing cave", tristement célèbre, qui cache une histoire sanglante. Sous le pouvoir Khmer Rouge, des milliers de Cambodgiens hommes, femmes, enfants ont été massacrés. Une des façons de procéder a été de jeter les gens du haut de ce puit naturel...

Phnom Sampov 
En fin de journée, toujours à Phnom Sampov, nous avons assisté à l'incroyable spectacle qu'offre des milliers de Chauves-souris (Tadarida sp.) à l'heure de pointe, au carrefour de sortie de la grotte. The show goes on for half an hour !





Aller, la prochaine fois, on vous raconte comment c'est de pédaler le long du fleuve Mekong.