C'est un gros fleuve bien impressionnant (En cette saison des pluies), marron de la boue qu'il transporte et tous ces OFNI (Objets Flottants Non Identifiés) qui se laissent dériver par le courant calme en apparence.
Le Mékong est un paradis pour pêcheurs, les rives sont peuplées de maisons en bois sur pilotis, dont l'architecte Numerobis a du s'inspirer. Bien souvent, c'est à se demander comment ces petites cabanes abritent de si grandes familles, et comment ne se font-elles pas balayer par les puissantes crues du Mékong.
Le fleuve est l'habitat de quelques espèces rares et menacées, comme les Tortues à carapaces molles et une déclinante population de Dauphins de rivière (moins de 100 individus entre le Nord Cambodge et Sud Laos).
On se fait déposer en Bus à Kratie, et on entame notre remonté du Mékong jusque Stung Tren à 180KM de là.
On longe le rivage au milieu des villages de pêcheurs. Toujours les "Hello, Bye-bye, What's you name, I love you" des enfants. La route est goudronnée mais c'est comme rouler le Paris- Roubaix.
Pas d'accommodations prévues pour les touristes sur la route. On est accueilli pour notre première nuit par une gargotière, dont le resto-hangar fait également office de logement familiale. On y rencontre des voisins, et on est invité à aller danser dans la Pagoda d'en face, sur du Spice Girl remixer façon spicy Khmer.
Soirée unique en son genre, on découvre dans la convivialité et la bonne humeur la profonde différence culturelle.
La route nationale se transforme en piste de terre boueuse, parsemé de nids d'Autruches et d'Emeus. Sympas, mais on avance pas si vite, et les camions nous éclaboussent.
On tente un petit chemin pour quitter l'enfer de l'highway et retrouver le Mékong. Grossière erreur, 15 kilomètres de PURE bouillasse avec quelques belles chutes, pour au final arriver dans une impasse, un village au bord du fleuve où se termine la route.
Malgré les difficultés, ce petit détour nous aura bien séduit avec le calme, les jolies paysages, et les gens sympathiques.
Malgré les difficultés, ce petit détour nous aura bien séduit avec le calme, les jolies paysages, et les gens sympathiques.
Finalement après aller-retour et zigzag entre les flaques, on pause les hamacs dans un abris de court d'école. Nuit courte mais accompagné des Lucioles !
Et là, c'est le drame : les nuages de moussons ont bougé (la pluie suit un rythme plutôt régulier. Pendant quelques jours ou semaines elle tombe principalement la nuit, puis au fil du temps progresse dans la journée). Voila qu'elle se met à tomber une bonne partie de la matinée… Et ce sera le programme météo jusqu'à la fin de notre séjour au Cambodge.
On arrive à Stung Tren épuisé, trempé, et couvert de boue. Mais cette remonté du Mékong était inoubliable.
2 jours de repos avant de prendre un bus direction les collines de Ratanakiri Province et la ville de Banlung.
Point de départ pour les grandes randonnées dans le parc national de Virachey, Banlung est notre dernière étape avant de passé au Vietnam. On y passera plus d'une semaine, attendant que notre visa soit valide.
On s'était prévu une randonnée de 7 jours dans le parc, mais avec les grosses pluies, les rangers nous le déconseille fortement. On se lance donc pour 3 jours seulement à la découverte du plus grand et plus sauvage parc du Cambodge.
Le matin du premier jour, on retrouve le ranger qui nous guidera et un couple de Suisse-Allemand qui sera de la partie.
Des chauffeurs-moto (de véritables Hell's Angels) viennent nous chercher et c'est partie pour 2h de piste mouillée, aussi glissante que du verglas.
On change pour une petite barque et on remonte la rivière jusqu'à un village isolé. On passera la nuit dans le village.
Deuxième jour, c'est parti pour la rando ! Dès le début, on se met dans l'ambiance
avec un cour d'eau à traverser, l'eau jusqu'au ventre.
On passe des forets tropicales, de bambous, d'autres rivières, marécages, des plaines puis on grimpe jusqu'à de très beaux points de vue. On termine la journée à une jolie cascade, on installe notre campement en amont.
Après une nuit en hamac abrité des pluies torrentielles, on remet nos fringues détrempé pour le retour final. Puis retour au village en fin de matinée.
On a le bonheur d'arriver au bateau avec un soleil radieux.
On retrouve nos super chauffeurs de moto, pour un ride sous un beau soleil jusqu'à… Jusqu'à ce qu'une pluie torrentiel rende le parcours TRES TRES difficile. Plusieurs chutes, glissades, et pousser les deux roues dans les cotes transformé en piste noir verglacer.
Pour finir notre tour au Cambodge et passer le temps à Banlung, on fait le tour des cascades, lac volcanique et des restaurants.
Il est temps de prendre la route montagneuse pour le Vietnam. 70km jusque à la frontière. Soleil, petits villages, et chouettes paysages.
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| Station service à la Cambodgiène |
Ce poste frontière est rarement utilisé par les touristes, donc pas d'accommodation prévue pour nous. Il y a bien un casino (La Cambodge construit des casino le long de la frontière avec le Vietnam pour que le pays ne diminue pas face à ses conflit de propriété terrestre avec le voisin rouge) en construction et des chantiers d'hôtels, mais il faudrait repasser dans quelques mois pour y dormir.
On fait donc le tour des petits restos, demandant asile pour la nuit. Hélas nous n'avons pas grand succès. La police de frontière Cambodgienne aura finalement pitié de nous. On lace nos hamacs dans l'abris à "pique-nique".
Très mauvaise dernière nuit chez les Khmers, la faute à un chien bien trop expressif.
12/08/2014 : "Cocorico, good morning Vietnam !"
Pour rester dans l'esprit de la nuit difficile, notre premier jour de vélo au Vietnam c'est 80km de montagne Russe. Plus montagne que Russe.
On arrive le soir à Pleiku et on saute direct dans un bus couchette direction Hoi An.
Arrivée prévue à 5h du mat. Sauf qu'on loupe l'arrêt pour se retrouver dans la ville suivante... (heureusement qu'à 30km).
Danang, 4ème plus grosse ville du pays, pas grand chose à faire pour les touristes, si ce n'est se perdre…
On enfourche nos vélos pour la dernière fois, on roule jusqu'à Hoi An en longeant la mer.
Hoi An petite ville classé à l'UNESCO, important port de commerce pour les Chinois, Japonais, Hollandais et autres Européens entre le XV et XIX ème siècle. Le centre historique vaut vraiment le coup d'oeil. Petites ruelles, maisons aux murs jaunes pastel, de pauvres oiseaux en cages nous sifflent de sublimes mélodies ("la balade du bagnard"), quelques bâtiments nippons, des temples chinois et des maisons traditionnelles en bois, le tout autour de cours d'eau, la mer étant à 4 kms.
Cette bourgade étant classé au patrimoine mondiale, il y a bien entendu une fréquentation monstre et des boutiques pour touristes par centaines, et de pleins bon restaurants.
Pour rajouter un peu plus de charme à la région, ils y a les îles Cham à 15km de là. Balades, plages, tuba et coraux. Mais Cyril nous attend à l'aéroport d'Hanoi (19 aout) alors on verra plus tard pour nager avec les poissons.
















